Vendredi 23 novembre 2007



Hier je me suis rendue chez ma psy. 
beaucoup de choses à dire. 
la première est que je me sens toujours aussi bien avec elle.

Nous avons tout d'abord fait le bilan de ces deux semaines sans se voir, un bilan plutot pas mal: elle est rassurée de savoir ce qui se passe sur plan hormonale (le kyst), et contente de voir que j'avais bien fait mes exercices (je repars sur les banc de l'école!).

Ces exercices justement parlons en. 
Je vous en fait part il y quelques jours il fallait tout d'abord parler des ces qualités et défauts: 
il en est ressorti après discussion pas mal de choses interressantes sur ma petite personne:.
A ma grande surprise elle m'a fait comprendre que la carapace que je me suis construite depuis des années, cette fille "exentrique et festive, toujours de bonne humeur mais attention à ces ennemis elle n'en fait qu'une bouchée", n'était pas si mal, au contraire. Pour le milieu dans lequel je travaille, il est même essentiel de jouer ce rôle pour ne pas se faire "bouffer" par les autres. 
Oui mais si moi j'ai du mal à vivre avec, que j'ai parfois l'impression de me perdre? 
C'est donc sur cela que l'on a travaillé, cette impression de s'être perdue dans le personnage dans lequel je me suis glissée. Tellement sensible, tellement petite fille, tellement naive,  cette fille là il faut, toujours selon ma psy, bien choisir à qui je la montre: ma famille, mon petit ami et mes rares vraies amies.. 
Et encore... 
ca c'est dans le meilleur du monde mais la, second problème: 
malgré ma volonté à vouloir montrer aux gens que j'aime qui je suis vraiment je suis bloquée. 
Pourquoi? 
Parce que je ne sais pas parler de Moi, de mon moi profond, de ce qui me fait mal, de ce qui je ressens, de ce qui me blesse vraiment , mais aussi montrer mes faiblesses. C'est la que mes deux personnages rentrent en conflit: la jeune fille sensible voudrait bien se montrer aux autres et demander parfois de l'aide, mais la forte, celle que les autres voient, se refuse a paraitre faible, cache par omission volontaire, et même par mensonge s'il le faut ,ses erreurs et ses fautes:
 "ne vous inquiétez pas tout va bien , je suis toujours le plus forte, la meilleure!"

Et cette volonté d'être la plus forte est tellement encrée en moi que je ne peux pas m'en defaire, alors je continue à noyer la faible, à l'étouffer... Et je finis dans le bureau d'une psy! 
il y a encore du travail ma petite Emma...

pour toujours continuer dans le bon sens des choses, voici mon nouvel exercice, jusqu'au prochain rendez vous:
Noter les sensations, les émotions resenties. faire la notion entre les ressenti et le vécu.
Pour l'instant cette nuance reste assez floue pour moi mais je vais travailler dessus, les resultats seront  visibles ici même.
Elle m'a egalemetn conseillé de m'acheter un petit carnet pour y poser les mots (maux?) à chaque instant, une sorte de carnet de bord plus encore que de journal intime. c'est mon objectif shopping du week end.

Pour terminer, elle m'a prescrit, en accrod avec mon généraliste, 10 séances de kinésithérapie. j'ai hâte de voir ce que je vais travailler avec lui. Apparement je ne suis pâs la première patiente qu'elle lui envoie...
A voir.

Par Emma Stanton
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Commentaires

entre le ressenti et le vécu... N'y a-t-il pas quelque chose de l'ordre d'un départ à faire entre deux niveaux de discours sur soi, sur ses expériences? Il s'agirait de dissocier entre une part objective et une autre résolument subjective du regard que tu portes sur toi-même... Cet exercice n'aurait d'autre but que de t'amener à prendre du recul par rapport à ce que tu ressens. Il t'amènerait à relativiser ce que tu ressens dans une situation donnée, au regard de ce que tu es capable d'analyser par ailleurs de la "réalité" de cette situation vécue. C'est une distinction problématique si l'on s'accorde à reconnaître qu'il n'existe pas de réalité en dehors du regard que l'on porte sur les choses. Autrement dit, l'objectivité serait une notion vaine, illusoire, résolue dans l'appréciation subjectivité de chacun (Lesquels seraient par ailleurs d'accord pour s'entendre pour attribuer une signification commune à tel ou tel événement, telle ou telle situation, tel ou tel phénomène...). En tout cas, au regard de ce point de vue philosophique, la distinction entre ressenti et vécu semble s'évanouir... Mais, d'un point de vue psychologique, et surtout dans le cadre d'une thérapie, je pense que cette distinction entre subjectif et objectif se tient. Elle oblige tout du moins le sujet à introduire ce décentrage par rapport à ce qui peut le submerger, l'aliéner (le ressenti) dans une situation donnée. Je sais plus trop si cela a un rapport, mais tout d'un coup, une pensée me vient à l'esprit : j'ai lu un jour quelque part que les boudhistes préconisaient, en cas de maux existentiels persistants, de se les représenter sous la forme de nuages... C'est ce que je fais parfois... et parfois même ça marche... mais cela ne prémunit pas de la pluie...
Commentaire n°1 posté par holden le 24/11/2007 à 15h42
Tu as de la chance d'avoir trouvé une psy avec laquelle tu te sens bien. C'est le principal. Avec ça tu es sûre d'arriver à quelque chose de bénéfique.
Commentaire n°2 posté par valentine le 25/11/2007 à 21h40

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